Rediffusion et retour sur le panel «Produire sur l’île et pour l’île: bonnes pratiques d’approvisionnement en circuit de proximité dans des CPE à Montréal»

 

Le panel du 9 décembre 2021 avait pour objectif de mettre en lumière la collaboration en cours entre les Jardins Carya, le CPE Jardins les Frimousses et Le Sablier. La discussion a permis d’aborder les bonnes pratiques à mettre en place pour assurer un approvisionnement en direct d’un producteur.trice, mais a aussi été l’occasion d’échanger sur les défis existants, et de proposer des pistes de solutions pour y remédier. 

Animateur.TRICE.S

JULIE SAGE, agr., Chargée de logistique et distribution, Collectif Récolte

LOUIS LAFORTUNE, Chargé de solutions en approvisionnement, Collectif Récolte

Panélistes

CAROLINE AREL, Directrice générale, CPE Jardin des Frimousses

JULIE MORIN, Chef et responsable en alimentation, CPE Le Sablier

RAMZY KASSOUF, Copropriétaire, directeur des ventes et du développement, Les Jardins Carya

DOMINIQUE LACROIX, Conseillère, Approvisionnement alimentaire durable, Commun’assietteÉquiterre

THIBAULT RENOUF, Cofondateur de la plateforme Arrivage

Faits saillants

Les Centres de la petite enfance (CPE) Jardins des Frimousses et Le Sablier ont commencé leur collaboration avec les Jardins Carya il y a un peu plus de 3 ans.

L’environnement actuel est de plus en plus favorable à ce type d’initiatives.

Les différents programmes existants, dont le programme Système alimentaire local et intégré à Montréal (SALIM), les rencontres d’acheteurs du Conseil des Industries Bioalimentaires de l’Île de Montréal (CIBÎM) et la communauté de pratique Commun’Assiette, pilotée par Équiterre et Aliments du Québec, facilitent ce genre de collaboration et appuient les acteur.trice.s dans leur démarche. S’ils sont nécessaires, ils ne sont cependant pas suffisants, et c’est la volonté profonde de faire les choses différemment qui reste le moteur principal de ces initiatives.  

La collaboration est possible grâce au partage de valeurs similaires.

La confiance est essentielle pour permettre d’établir des relations durables.

Un point important est celui de l’établissement de contrat.

L’établissement de contrat est encore rare entre producteur.trice et CPE. Cette absence de contrat permet de la flexibilité pour les CPEs mais engendre un manque de visibilité et un risque accru pour les producteur.trice.s. En effet, il serait souhaitable pour les producteur.trices d’avoir un contrat afin de pouvoir planifier leurs cultures, leurs opérations et garantir une stabilité de l’offre. Cet aspect de la relation mériterait d’être davantage exploré, car il pourrait être bénéfique pour les CPEs également (stabilité de la demande et des prix).

Un bon outil informatique est aidant et judicieux.

Un outil informatique, comme la plateforme Arrivage, s’adapte maintenant aus marchés des CPEs pour répondre aux besoins spécifiques de ces derniers.

Les bénéfices d’avoir des produits en direct d’une entreprise agricole sont évidents pour les responsables alimentaires en CPE et les enfants.

Le goût est bien plus prononcé et la fraîcheur, la qualité et la longévité sont incomparables. Cela est très valorisant, et c’est un outil de sensibilisation très fort que les enfants emportent à la maison.

La fraîcheur des aliments est un élément incontournable.

La fraîcheur permet aux équipes des cuisines de réduire le gaspillage alimentaire, et de faire de la transformation eux-mêmes pour étirer la disponibilité de produits frais, sains et locaux.

Pour Les Jardins Carya, ce genre d’initiative permet de sensibiliser les enfants à ce qu’il y a de plus fondamental.

La connexion avec notre environnement naturel et notre alimentation. Il est nécessaire que plus de producteur.trice.s se tournent vers ce marché et que tous les CPEs puissent s’approvisionner en direct d’entreprises agricoles locales.

Au sein des CPEs, une collaboration étroite entre la direction et les services alimentaires est essentielle.

Une bonne planification annuelle permet la conciliation du budget avec les besoins de la cuisine.

Le surcoût n’est pas significatif.

Les aliments étant de meilleure qualité, il y a moins de pertes, ce qui se traduit par une meilleure rentabilité. Une anecdote parlante: les carottes sont d’une telle qualité qu’elles n’ont pas besoin d’être épluchées, ce qui réduit la perte de matière.

Un espace de transformation adapté est essentiel pour pouvoir mettre en place ce genre d’initiatives.

Il est important de donner aux CPEs les moyens d’avoir des équipements de cuisine et un espace de travail propice pour engager ce genre de partenariat.

Une politique d’achat adaptée à la saisonnalité implique parfois des compromis.

Par exemple, se contenter de bananes et d’oranges importées en hiver afin de pouvoir servir des petits fruits locaux en été.

Une relation de confiance est de mise.

Au final, ce sont le bon sens ainsi qu’une confiance mutuelle qui priment sur la logique de prix et qui sont au coeur de la réussite de ces collaborations.

 

Références

Merci à nos collaborateur.trice.s

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